La lettre ouverte à nos proches de Charlotte

Mis à jour : févr. 6

L'objectif de ces lettres ouvertes est de pouvoir faire comprendre à nos proches (vous qui nous lisez) ce par quoi nous passons lorsque nous vivons un parcours PMA (les épreuves, nos émotions, nos attitudes rationnelles et parfois irrationnelles aussi...).

C'est aussi vous faire passer un message avec toute notre bienveillance pour vous "aider" à savoir comment se comporter avec nous, pour vous "aider" à comprendre comment adapter vos mots face à nous, pour vous "expliquer" comment nous soutenir quand nous en avons besoin.

Ces lettres ont été rédigées par des femmes en parcours PMA dont chaque histoire est unique et révèle des maux qu'elles ont exprimé par leurs propres mots. Toutes ces lettres sont dictées par l'amour. Elles reflètent la réalité de nos vies, soyez indulgents, nous vous livrons une partie de nos âmes dans l'espoir de lever certains tabous et de libérer nos paroles communes.



Chère famille,


Aujourd’hui, je prends ma plume pour vous parler d’un sujet important. Je vous rassure tout de suite, rien de grave, pas de problème de santé (il va falloir me supporter encore un peu), rien de tout cela.


Comme vous le savez tous, après le mariage, Pierre-Yves et moi souhaitions avoir des enfants. A chaque événement, vous avez glissé des petites phrases pour tenter de savoir si j’étais enceinte... « Tiens, là j’ai fait mettre un drapeau sur les fromages au lait cru, si besoin…. » Alors que l’on termine une bouteille dans notre verre : « un bébé pour l’année ???? »


Dans chacune de vos cartes, une petite tournure :


« Bonne année, bonne santé et un bébé avant la fin de l’année ».

« En espérant que la petite graine germera bientôt »

« On espère que tous vos vœux se réaliseront »

 

Et puis après encore plus de temps, quand vous avez compris que bébé ne venait pas : « ben alors, il vous faut le mode d’emploi », « garde les jambes en l’air après l’amour, moi ça a marché direct dès que j’ai fait le poirier » etc.


Souvent dites sur le ton de l’humour, ces phrases insignifiantes, qui paraissent anodines devenaient de plus en plus pénibles à écouter, de plus en plus lourdes à entendre.

Après un an sans bébé, nous avons décider de faire des examens pour s’assurer que tout allait bien. Dans notre tête, si l’idée était vraiment de se dire « tous les voyants sont au vert, le prochain cycle sera le bon ». Les résultats sont arrivés les uns après les autres, tous porteurs de mauvaises nouvelles, pour moi ou pour Pierre-Yves. Ce moment a été très difficile pour nous, nous avons attendu d’en savoir plus avant de vous l’annoncer.


L’annoncer n’a pas été une chose simple, c’est difficile de parler de ses soucis de fertilités. Vous nous avez soutenu, vous avez essayer de nous réconforter. C’était sûr, ça allait marcher, nous serons bientôt parents.

Peu à peu vous vous êtes intéressés à notre parcours, aux examens, vous avez posé des questions. Nous vous donnions des nouvelles à chaque étape car nous avions besoin de votre soutien, de sentir votre amour.


A chaque échec, vous nous répétiez « la prochaine sera la bonne ».


Aujourd’hui vous êtes plus prudents, plus distants. Je sens que vous n’osez plus trop aborder le sujet car vous sentez que cela ne fonctionne pas comme nous l’espérions, vous ne posez plus de questions.


Parfois vous y pensez « j’ai été dans une chapelle et j’ai mis un cierge pour vous », « Tiens j’ai vu une émission, il faut vraiment arrêter d’y penser et ça viendra ». Mais dans l’ensemble vous avez l’air moins impliqués.


Il est certain que vous ne savez pas trop quoi faire pour nous aider, j’imagine que vous vous sentez démunis, que vous aimeriez pouvoir faire quelque chose.
Pour moi, ce qui est important, c’est que vous vous sentiez libres de parler avec nous de tout et n’importe quoi, si cela nous embête nous vous le dirons.

Nous avons besoin de nous sentir soutenus. Toutefois dans la mesure du possible, ne dites plus des phrases dont vous n’êtes pas certains qu’elles pourront se réaliser. Pas de ça marchera, j’en sûre, vous n’en savez rien, nous n’en savons rien… N’essayez pas de nous imposer telle ou telle chose. Évidement, vous pouvez nous suggérer des idées, des choses à faire, mais sachez que nous essayons déjà beaucoup de choses et croyez-le, nous faisons tout ce qui est possible pour que ce miracle de la vie arrive.


Aussi n’hésitez pas à parler avec nous de ce futur bébé, même s’il n’est pas encore là, sa conception aussi compliquée soit-elle ne doit pas devenir tabou. Ce bébé ne vit pas encore en moi, mais pourtant dans nos esprits il est déjà bien présent.

Lorsque l’on apprend une mauvaise nouvelle, nous avons besoin de nous changer les idées.


Même si nos chagrins peuvent faire peur, effrayer, nous avons besoin de vous voir, de rire, de pleurer, de nous amuser, nous plaindre, de vous confier nos doutes. Prenez de nos nouvelles.

Demandez-nous sincèrement comment nous allons (pas le petit « ça va ») mais plutôt un «comment vous sentez vous en ce moment, est-ce que vous allez bien ? mieux ?».


Ne laissez pas passer le temps, soyez présent, plus qu’à l’accoutumé. Si cela est trop nous serons vous le dire.


N’ayez pas peur de partager d’heureuses nouvelles avec nous. Même si chacune de vos grossesses nous renvoie notre échec, la vie continue. Notre attitude lors de ces annonces n’est peut-être pas celle que vous attendiez, mais sachez que parfois, ce n’est pas le bon timing pour apprendre une grossesse. Même si vous n’y êtes pour rien, nous faisons souvent notre maximum pour nous réjouir à la hauteur de vos espérances.


Souvent nous hésitons à tout partager avec vous ou au contraire ne rien dire. J’imagine qu’il n’y a pas de bonnes solutions.

Vous vous sentez peut-être déboussolés dans ces changements de stratégies, mais sachez que c’est notre envie du moment qui nous guide. Rien n’est tourné contre vous.


J’imagine que l’exercice que l’on vous demande n’est pas simple. Mais nous savons que nous avons besoin de vous pour mener à bien ce projet. Pour faire simple (si j’y arrive) restez vous-mêmes, ne vous limitez pas (sauf phrases incertaines) et continuez de nous soutenir autant que vous le pouvez.


Et surtout n’hésitez pas à parler avec nous !


Charlotte.


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