La lettre ouverte à nos proches d'Aurélie, fondatrice de Mon Arbre pour la Vie.

Mis à jour : févr 6

L'objectif de ces lettres ouvertes est de pouvoir faire comprendre à nos proches (vous qui nous lisez) ce par quoi nous passons lorsque nous vivons un parcours PMA (les épreuves, nos émotions, nos attitudes rationnelles et parfois irrationnelles aussi...).

C'est aussi vous faire passer un message avec toute notre bienveillance pour vous "aider" à savoir comment se comporter avec nous, pour vous "aider" à comprendre comment adapter vos mots face à nous, pour vous "expliquer" comment nous soutenir quand nous en avons besoin.

Ces lettres ont été rédigées par des femmes en parcours PMA dont chaque histoire est unique et révèle des maux qu'elles ont exprimé par leurs propres mots. Toutes ces lettres sont dictées par l'amour. Elles reflètent la réalité de nos vies, soyez indulgents, nous vous livrons une partie de nos âmes dans l'espoir de lever certains tabous et de libérer nos paroles communes.



Chers proches,


Je vous écris ces mots car je n’ai pas pu les prononcer avant face à vous.


Peut-être vous êtes vous déjà posés la question de ce que notre silence voulait dire. Vous avez peut-être fait des suppositions, vous vous êtes dits que vous ne vouliez pas nous blesser ou être maladroit. Vous avez préféré, vous aussi, garder le silence en pensant peut-être que c’était à nous de faire ce premier pas. Ce premier pas qui brisera ce silence.


Notre silence est rempli d’une partie de notre histoire de vie depuis 2014. Notre silence représente les mois et les années passées à concevoir un enfant. Des mois et des années dictés par seulement trois lettres, PMA (procréation médicalement assistée). Oui, nous sommes en parcours PMA.

Aujourd’hui, cette lettre a une toute autre dimension parce que lorsque je suis en train d’écrire, notre chemin de vie s’est éclairé d’une vie, celle que nous attendions depuis presque 5 ans et qui bat au creux de mon ventre et de nos cœurs.


Cette lettre ouverte je l’écris pour poser des mots et peut être quelques maux qui restent. Pour vous expliquer pourquoi et comment, mais aussi pour tous les autres proches de ces couples et de ces femmes qui vivent le même parcours que nous, celui du temps qui passe inlassablement dans l’espoir un jour d’accueillir la vie, dans l’espoir un jour d’accueillir un bébé.


Si vous êtes un « proche » de ces personnes qui sont dans le silence, de ces personnes qui vivent ce parcours hors normes, alors je vous dis merci de leur part de prendre le temps de lire cette lettre ouverte.

Ce que je vais vous raconter est notre histoire, mon ressenti, mes émotions. Chaque situation est unique. Cependant, au fond, je crois qu’il y a une part de « vérité » universelle.


Si vous êtes ce proche, n’oubliez pas de garder la lumière allumée pour ce couple et cette femme qui vivent dans l’attente d’avoir un jour, peut-être, un enfant. Ne mettez pas votre bienveillance, votre amour, votre amitié et votre écoute au placard de peur d’être maladroit. Apprenez à peser vos mots pour apporter votre soutien nécessaire pour que ce couple et cette femme puisse continuer d’avancer.


Je m’excuse aussi par avance pour ce couple et cette femme (que nous sommes) car rien n’est facile, rien n’est ancré. Chaque jour est différent. Notre réceptivité est mouvante, il n’y a aucune règle car ce parcours est jonché d’émotions et de sentiments fluctuants. Chacun doit alors s’adapter et essayer de comprendre. Ce qui est vrai un jour peut l’être moins le jour suivant. A vrai dire même nous, nous ne savons comment réagir parfois, nous ne savons quoi dire, ni quoi faire. Nous sommes perdus et nous devons quand même gérer car la vie continue. Alors je m’excuse de ces moments difficiles à capter et à comprendre.


Un silence peut enfermer et cacher beaucoup de choses. Il peut implicitement vouloir être brisé ou bien tout simplement vouloir être préservé. Il dit beaucoup et il ne dit rien.


Nous, nous avons gardé sous silence ces 3 premières années.


Était-ce réfléchi ? Non, ce silence était instinctif.

Était-ce une bonne chose ? Oui, j’avais besoin de me protéger.

Est-ce que parfois j’avais envie de briser ce silence ? Oui, je crois mais j’en étais incapable.

Est-ce que j’aurai aimé qu’un de vous brise ce silence ? Oui, peut-être mais comment ?


Aujourd’hui, je sais juste que je n’ai aucun regret. Au bout de plus de 3 années de silence, la quatrième entamée, j’ai ressenti le besoin de l’évacuer, petit à petit, sous une forme en adéquation avec ce qui m’était possible et auprès de quelques personnes. Aujourd’hui je me suis révélée, je me suis libérée de ce poids devenu trop lourd à porter.


Et vous ? Votre silence ? Vous êtes vous posé la question de ce qu’il voulait dire pour nous mais aussi pour vous ? Qu’est-ce que votre silence renferme ? Auriez-vous fait un pas ? La peur d’être maladroit est-elle trop forte ? Vous êtes vous posé des questions sur ce que vous pourriez faire ?


Ces questions nous montrent qu’il n’y a pas de règle. Qui doit faire le premier pas ? Qui PEUT faire le premier pas ? Le plus important sûrement est la sincérité, le regard ou un geste. Il n’est jamais trop tard pour expliquer avec le recul ce que nous n’aurions pu expliquer sur le moment.
Alors, aujourd’hui, je prends mon temps pour vous écrire. Pour vous expliquer pourquoi parfois j’aurai aimé que ce premier tout petit pas vienne de vous.

Mais attention, ne vous méprenez pas de mes mots, il n’y a a aucun jugement, ni aucune colère derrière cette lettre. Je suis bien consciente que chacun fait encore une fois comme il peut. Que chacun a sa propre vie et ses propres galères à mener. Je me dis juste que, peut-être, notre galère à nous, mérite d’être racontée, mérite d’être prise en compte à sa juste valeur parce que nous ne sommes pas les seuls. Ce parcours concerne 1 couple sur 6, alors je suis sûre que même si je ne vous connais pas en tant que « proche » vous êtes le proche d’un couple ou d’une femme en parcours PMA (peut-être même sans le savoir).


L’idée n’est pas de comparer les galères et les souffrances mais c’est aussi de ne pas minimiser la nôtre.


Car oui, attendre un enfant inlassablement peut être une douleur immense et incomprise. Attendre un bébé avec les mois et les années qui passent, c’est aussi des centaines et des centaines de questions sur la vie, le deuil et la mort. Je n’ai plus peur de ces mots, ils font partie du parcours. Ce sont aussi des questions sociales, éthiques et familiales qui nous envahissent au quotidien accompagnées d’une pression palpable ou impalpable de ceux qui nous entourent.


Ces questions, ces mois et ces années nous ont fait souffrir et remettre en question. Cela nous a parfois éloigné de certains de nos proches, pour un moment en tous cas. Encore une fois je m’en excuse et en tant que proche, je vous demande de comprendre. Tout cela est parfois trop dur.


Mais, maintenant, je n’ai plus de rancune.
J’ai appris, avec le temps, la chose la plus merveilleuse qui soit : la vie est un miracle.

Personne ne nous a prévenu, personne ne nous a dit, personne ne nous a sensibilisé, personne ne nous a appris. J’ai cherché, j’ai introspecté, j’ai farfouillé pour me métamorphoser et comprendre « mon » essentiel : naître et être sur terre n’est pas un acquis. Procréer n’est pas une fin en soi. La fertilité/l’infertilité est un sujet de société. Nous ne pouvons pas contrôler le don de la vie. La maternité n’est pas un épanouissement universel. Être des parents ne nous définit pas, nous sommes avant tout des êtres humains. A respectivement 30 et 35 ans, nous avons dû ré-apprendre cela pour vivre pleinement, réellement, profondément et consciencieusement notre vie d’individu et notre vie de couple.


Oui, nous avons désiré un enfant pendant de longues années.


Mais, ce OUI n’est pas forcément une évidence. Et si nous ne voulions pas d’enfants ? Personne ne nous a jamais posé la question de manière bienveillante car dans notre société une vie sans enfant n’est pas une option. Tout du moins, le sujet n’est que rarement abordé. Les choses changent, merci.


Personne ne nous a posé la question de peur de nous blesser car finalement ne pas vouloir d’enfant « serait moins pire » que de ne pas pouvoir en avoir (je mets des guillemets car ces couples et femmes qui ne veulent pas d’enfants peuvent aussi souffrir de leur choix incompris et jugés par les autres). Cependant, avec le recul, ces différents sujets peuvent être abordés avec tendresse par nos proches.


« Quel est votre projet de vie si vous souhaitez me le partager ? »

« Êtes-vous plutôt sans enfants ou avec enfants ? Ou les deux peut-être ? »


Je ne suis pas ici pour parler du projet de ne pas avoir d’enfant par choix. Pour nous, ne pas avoir d’enfant est une question mais non un choix. Vivre un parcours PMA implique que nous désirons très fort accueillir la vie. Vivre la PMA n’est là non plus pas un choix. La PMA est une nécessitée pour ceux et celles qui y ont recours. Vivre la PMA est un acte profondément réfléchi. Et elle enferme également son lot d’épreuves et de questions sur l’infertilité, les fausses couches, les médicaments et les opérations. Dans notre période de débat sur le projet de loi bioéthique, j’ai mal lorsque j’entends certaines paroles qui nous donnent l’impression que la PMA est un « caprice » de femmes en désir d’enfants.


Alors, vous qui me lisez en tant que « proche de » sachez, que nous n’avons pas besoin de vous pour remettre en question notre projet de vie (« Et l’adoption y avez-vous pensé ? », « Vous avez peut-être besoin d’un mode d’emploi pour faire un bébé ? », « Arrêtez d’y penser et ça viendra tout seul », « Tu es encore jeune, tu as le temps », « Finalement une vie sans enfant c’est bien aussi, regarde les miens je n’en peux plus »…).


Nous avons besoin de vous pour nous soutenir, quelles que soient vos idées. Pour nous écouter ou nous changer les idées parfois. Pour votre amour et votre tendresse tout simplement. Parfois un regard, un geste, un sourire suffisent à réchauffer les cœurs.

Et il y a peut-être une chose qui peut nous faire du bien aussi, c’est que vous ayez un minimum conscience de ce que nous vivons au quotidien. Car oui, nous vivons un parcours inimaginable pour qui ne le vit pas.

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  • Est-ce que l’on vous demande si vous savez vous y prendre ?

  • Est-ce que l’on vous demande si votre mari, conjoint ou partenaire ne se trompe pas de chemin ?

  • Est-ce que l’on vous dit que vous auriez besoin de vacances pour vous détendre, parce que ça a fonctionné chez la cousine de votre meilleure amie ?

  • Est-ce que l’on vous demande d’arrêter d’y penser pour que cela fonctionne ? (Essayez d’arrêter de penser à quelque chose que vous souhaitez au plus profond de vous même…)

  • Est-ce que vous devez faire face tout sourire lorsque l’on vous raconte régulièrement des histoires merveilleuses (d’amie d’ami) pour qui cela a fonctionné lorsqu’ils ont décidé d’adopter ? (Note : un projet d’adoption est un projet de vie complètement différent, c’est un autre combat de plusieurs années aussi)

  • Est-ce que vous devez faire face aux multiples annonces de grossesse de ces femmes dont le bonheur est plus fort que tout face à votre infertilité ? (Aujourd’hui, je suis incapable de parler de ma grossesse sans me poser la question de ce que vivent la femme et le couple en face de moi.)

  • Est-ce que vous devez organiser votre semaine entre votre travail et des rendez-vous médicaux quotidiens pour que cela ne chamboule ni votre travail, ni votre équipe ? (D’ailleurs, je vous confirme qu’il est impossible d’arrêter d’y penser lorsque tous les jours vous vous injectez des hormones et que vous voyez un médecin tous les deux jours.)

  • Est-ce que vous avez appris à vous piquer vous même ? (Si non, vous devez jongler avec une infirmière dans votre emploi du temps, à heure régulière)

  • Est-ce que lors de soirées à l’extérieures de chez vous, vous avez déjà dû aller chercher des toilettes ou un endroit à l’abri des regards pour vous isoler et vous piquer ?

  • Est-ce que vous avez déjà dû refuser des soirées parce que vous devez vous piquer à 21h45 tapante et que cette seringue doit rester au frais avant ?

  • Est-ce que vous devez étaler (au sens propre comme au sens figuré) votre intimité face à des inconnus tous les 4 matins ?

  • Est-ce que vous êtes devenu un dictionnaire de la fertilité et de la PMA pour comprendre des termes médicaux incroyables : IAC, FIV, TEC, TEF, Hystérosalpingographie, IRM pelvienne, endométriose, hypofertilité, Gonal, Orgalutran, Menopur, Lovenox, Hystéroscopie, Biopsie, Matrice Lab…

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit que l’on ne pourrait pas être à votre place, ça serait trop difficile à vivre ? Ou bien que « moi déjà j’ai attendu 2 mois et c’était horrible » ?!

  • Est-ce que vous avez testé des dizaines de méthodes alternatives dans l’espoir d’avoir un déclic : acupuncture, naturopathie, kinesiologie, chiropracteur, micro-kiné, hypnothérapeute, soprologue, psychologue, NAET, osthéopathe, énergéticienne, chamane…

  • Est-ce que l’on vous demande pourquoi vous avez pris du poids ?

  • Est-ce que vous êtes obligée de mettre un maillot 1 pièce en été pour cacher des dizaines de bleus sur votre ventre ? (difficile de cacher ceux de la cuisse).

  • Est-ce que vous cachez vos bras pour dissimuler une prise de sang qui elle aussi vous a fait un bleu (les techniciennes de labo ne sont pas toujours de bonnes piqueuses et vos veines peuvent être trop fines) ?

  • Est-ce que l’on vous souhaite un jour de vivre la maternité parce que c’est la chose la plus merveilleuse qui soit pour une femme ?

  • Est-ce que l’on vous rembarre aussi en vous disant que vous ne pouvez pas comprendre, vous n’êtes ni une mère ni parents ? Vous verrez !

  • Est-ce que vous vous sentez exclu (inconsciemment ou non de la part des autres) des conversations parce que vous n’avez pas le même rythme de vie ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit que vous ne formiez pas une famille, vous n’avez pas d’enfant ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit que c’était à vous de vous adapter car c’est bien plus facile sans enfants ?

  • Est-ce que l’on vous a dit de profiter de votre vie pour faire des grasses matinées parce qu’avec des enfants ce n’est plus pareil, là aussi vous verrez !

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit que vous aviez de la chance (de ne pas avoir encore d’enfants) ! (ah parce que c'est une chance de vivre un parcours PMA ?)

  • Est-ce que vous avez rencontré des dizaines de spécialistes en tout genre, près de chez vous ou à des kilomètres, pour essayer de comprendre ?

  • Est-ce que lorsque vous avez ne serait-ce qu’un jour de retard de règle, vous vous êtes déjà imaginée que cela avait fonctionné ! Et ce schéma répété 12 fois par an x le nombre d’années ?

  • Est-ce que vous avez déjà dû faire face à un médecin qui vous dit une fois que « votre corps est fichu et qu’il sera difficile de concevoir » alors que le médecin suivant vous dira d’y croire encore ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit que ce n’est pas grave de faire une fausse couche, c’est que le bébé n’était pas viable ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit que faire une fausse couche est un bon signe ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit que vous étiez trop âgée pour concevoir et qu’il allait falloir maintenant se dépêcher ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà annoncé que le don serait nécessaire pour concevoir votre enfant ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà qu’il allait peut-être falloir faire le deuil d’un enfant ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit qu’à un moment il fallait arrêter de s’acharner ?

  • Est-ce que l’on vous a déjà dit que tout ça était de votre faute ?


Etc etc


Voilà… notre quotidien. Également, celui de milliers de couples qui désirent accueillir la vie et qui mettent plusieurs années avant d’y parvenir, ou non. Car c’est là, la difficulté. Il n’y a aucune certitude. Nous vivons tout cela sans savoir. Et nous devons faire avec. Encore une fois, nous avons compris que la vie ne se contrôle pas, que la vie est un miracle mais il faut des années de travail personnel pour le comprendre réellement au fond de soi, pour le ressentir profondément, et je vous assure que ce n’est pas facile.


Et c’est exactement parce qu’il n’y a aucune certitude et que nous devons faire avec, avancer un peu à l’aveugle en apprenant à faire confiance à la vie, que vous, en tant que proches, êtes nécessaires.


Votre bienveillance, votre écoute, votre amitié, votre amour et votre empathie peuvent nous soutenir.
Je crois qu’au fond n’importe quel message ou question peuvent échangés tant que ces 5 qualités sont au rendez-vous. Je ne dis pas que cela est facile. C’est un exercice permanent. Nous, nous sommes fragilisés par ces épreuves et vous, vous pouvez être notre bouée de sauvetage et une lumière parfois.

Et si le silence demeure, peut-être pourriez vous essayer d’analyser si ce silence l’est par pudeur, souffrance, tristesse, honte, timidité ou douleur pour adapter votre regard, vos gestes et vos attentions. Je vous assure que parfois, il ne faut pas grand chose pour nous redonner de l’énergie, celle nécessaire pour continuer d’avancer sur ce chemin de vie qu’est la PMA, ce chemin de vie qui peut être vécu comme un véritable combat.


Il y a quelques temps, alors que j’avais déjà en tête d’écrire cette lettre, j’ai lu la lettre ouverte d’Hélène Bonhomme qui s’adresse à son amie, « celle qui ne peut pas avoir d’enfant ». Elle m’a émue, évidemment. Elle m’a touchée plein cœur parce que j’ai pris ces mots pour moi et que je crois que j’aurais aimé recevoir sa lettre.


Ce qui va suivre s’en est fortement inspiré car je confirme qu’elle a su trouver les bons mots. Je les fais miens pour que vous puissiez trouver dans cette lettre ouverte « des repères » pour savoir comment être auprès d’un couple et d’une femme en désir d’enfant.


Enfin, avant de vous faire part de ces phrases que vous pouvez prononcer, je tenais à vous dire de ne jamais minimiser une situation quel qu’elle soit, de ne pas essayer de trouver des solutions et de ne pas avoir peur si nos émotions prennent le dessus, si nos voix se brouillent en quelques secondes et si nos yeux se remplissent de larmes. De ne pas avoir peur de notre tristesse, de nos peurs et de nos angoisses. J’ai compris aujourd’hui qu’elles font partie de la vie et de ce parcours. Rien que votre épaule ou un geste de votre part, c’est déjà beaucoup pour nous.

Alors à ce couple et à cette femme fragilisés par le temps, peut-être pourriez-vous leur demander :


  • « Comment aimerais-tu que je sois vis à vis de toi et de votre situation ? »

  • « Je suis là, si tu veux. Tu peux m’en parler ou ne pas m’en parler, je reste là ».

  • « Est ce que tu souhaites et est-ce que tu m’autorises à te demander parfois, comment tu vas par rapport à ça ? »

  • « Merci de m’écouter quand je n’en peux plus de mes enfants »

  • « Je comprends que tu aies besoin de prendre du recul, je serai toujours là »

  • « Si tu as besoin d’une épaule pour pleurer, je suis là et nous ne serons pas obligés d’en parler »

  • « Si tu préfères m’écrire, je te répondrai »

  • « Ta valeur ne dépend pas de la maternité ou de la capacité de ton utérus »

  • « Tu es féconde de tellement d’autres manières »

  • « Mon silence est maladroit, excuse moi. Mon amitié et mon amour sont sincères »

  • « Je ne sais pas toujours comment faire, excuse moi »

  • « Je t’aime »

  • « Je pense à toi »


Je vous le disais au départ, mes mots ont une saveur différente car après presque 5 années de combat, je porte la vie. Nous avons un petit cœur qui grandit doucement auprès de nous.


Nous n’oublierons jamais ces années. Elles ont façonné une partie de notre chemin de vie. Si vous n’avez retenu que la tristesse dans mes mots sachez aussi que nous avons toujours depuis le début profondément aimé notre vie. Nous n’aurions aimé être à la place de personne. Nous avons assumé ces années et nous en sommes sortis plus forts et plus soudés. La PMA nous a accompagné dans la construction d’un projet de vie merveilleux d’abord à deux et bientôt à trois. Nous avons pris conscience de la richesse de la vie tout simplement. Cette conscience là, nous ne l’aurions peut-être jamais eue (ou différemment). Cette conscience là s’est construite avec le temps. Je n’ai rien à ré-écrire, j’accepte ma vie, nous acceptons notre vie telle que nous l’avons accueillie.

A tous ceux et celles qui ont apporté leurs pierres à l’édifice de nos vies, je vous dis merci. Avec vos maladresses, vos silences, vos mots, votre tendresse et votre amour. Nous n’avons rien à regretter.


Si j’écris cette lettre ouverte aujourd’hui, c’est peut-être tout simplement pour expliquer pourquoi et comment mais je n’attends rien en retour. Ceci est une libération où j’ai essayé d’être le plus juste possible. C’est aussi pour vous, en tant que « proche », qui actuellement avez auprès de vous, un couple ou une femme en parcours PMA. Car oui, il n’est jamais trop tard pour faire ce premier pas et pour essayer de comprendre.


A nous tous, d’un côté comme de l’autre, n’oublions jamais d’être bienveillants car nous ne connaissons pas l’histoire des couples et des femmes face à nous. N’oublions pas que nous avons la capacité de transmettre de la tendresse par un regard et par quelques mots faciles à prononcer :



« Je pense à vous ».

Aurélie, fondatrice de Mon Arbre pour la Vie 

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