La lettre ouverte à nos proches de Marion B.

Mis à jour : mai 11

L'objectif de ces lettres ouvertes est de pouvoir faire comprendre à nos proches (vous qui nous lisez) ce par quoi nous passons lorsque nous vivons un parcours PMA (les épreuves, nos émotions, nos attitudes rationnelles et parfois irrationnelles aussi...).

C'est aussi vous faire passer un message avec toute notre bienveillance pour vous "aider" à savoir comment se comporter avec nous, pour vous "aider" à comprendre comment adapter vos mots face à nous, pour vous "expliquer" comment nous soutenir quand nous en avons besoin.


Ces lettres ont été rédigées par des femmes en parcours PMA dont chaque histoire est unique et révèle des maux qu'elles ont exprimé par leurs propres mots. Toutes ces lettres sont dictées par l'amour. Elles reflètent la réalité de nos vies, soyez indulgents, nous vous livrons une partie de nos âmes dans l'espoir de lever certains tabous et de libérer nos paroles communes.



Que dire, ou ne pas dire, à nos proches de notre parcours de PMA ?


Pour ma part, je pense m’être pas mal livrée, à nos familles, à nos amis, parce que je suis ainsi et parce que je sais que parler soulage souvent la peine et aide à avancer (je suis psychologue donc je prêche pour ma paroisse!).


Parler, parce que j’en avais besoin, parce que tout ça « me débordait » et j’ai eu la chance d’avoir plusieurs épaules sur lesquelles m’épancher, plusieurs « proches » qui ont su m’écouter, parce qu’il ne s’agit que de cela finalement, pouvoir être écoutés, savoir que notre souffrance, à défaut d’être réellement comprise, peut être entendue. J’ai aussi eu la chance d’avoir des amis qui n’ont pas eu peur, (ou qui l’ont surmonté ?) de me poser des questions et d’accepter mes larmes.


Pleurer, « comme un bébé » … « pour un bébé ».

Mon mari était le premier à me prendre dans ses bras pour « accompagner » ces pleurs. « Accompagner » parce que je crois qu’il faut pleurer, tout comme « parler », il faut que cette douleur sorte, pour éviter qu’elle ne ronge de l’intérieur. Mon mari avait lui aussi sa peine, sa souffrance, face à cette situation, et le fait d’avoir d’autres personnes que lui à qui confier mes pleurs a été une chance.