La lettre ouverte à nos proches d'Emilie

Mis à jour : févr. 10

L'objectif de ces lettres ouvertes est de pouvoir faire comprendre à nos proches (vous qui nous lisez) ce par quoi nous passons lorsque nous vivons un parcours PMA (les épreuves, nos émotions, nos attitudes rationnelles et parfois irrationnelles aussi...).

C'est aussi vous faire passer un message avec toute notre bienveillance pour vous "aider" à savoir comment se comporter avec nous, pour vous "aider" à comprendre comment adapter vos mots face à nous, pour vous "expliquer" comment nous soutenir quand nous en avons besoin.


Ces lettres ont été rédigées par des femmes en parcours PMA dont chaque histoire est unique et révèle des maux qu'elles ont exprimé par leurs propres mots. Toutes ces lettres sont dictées par l'amour. Elles reflètent la réalité de nos vies, soyez indulgents, nous vous livrons une partie de nos âmes dans l'espoir de lever certains tabous et de libérer nos paroles communes.



PMA,

En parler ou pas ?


Au démarrage, nous avions fait le choix de garder notre envie, ce nouveau projet naissant. Parce que c’était notre intimité, notre vie et que je n’avais pas envie d’être scrutée sous toutes les coutures …


Le temps passant, à force de questions voir d’une certaine pression de l’entourage, j’ai finis par lâcher un peu de lest, et partager notre projet à quelques proches. Pour pouvoir en parler un peu, mais aussi pour ne plus avoir à subir cette curiosité.


Au bout d’un an, comme tant de couples dans notre situation, nous sommes passés par la case examens. Beaucoup pour moi, un peu moins pour lui. Un stress commun des résultats, et la gêne pendant tous ces examens. Mais surtout, les lettres « PMA » inscrite sur l’enveloppe contenant toutes nos ordonnances pour cette nouvelle étape.


Je crois que je n’oublierais jamais cette enveloppe, ce moment de solitude infinie ressentie, d’injustice et ce moment où j’ai réalisé, « merde j’y suis, cela n’arrive pas qu’aux autres ».

Et puis la suite, les résultats. Des mots comme « infertilité inexpliquée ». Une étape « douce » seulement faite de médicaments et l’échec. Puis le passage au niveau suivant, l’insémination. Les IAC comme on dit dans le jargon. Le moment où tu entres dans le « dur », ta vie qui change complètement, ta dépendance aux horaires, médocs, docteurs, et tous ces mots barbares. Et moi dans tout ça ? et nous ?


Et la fatigue, les questions, les conséquences sur mon corps, sur notre couple. Sa patience.


Mon besoin d’en parler, puis de ne plus le faire du tout.

D’avancer, puis de faire une pause. M’écouter, avancer, revenir en arrière. Me poser 1 milliard de questions sur moi, nous. Passer par des dizaines de praticiens, écouter 70 conseils. M’en vouloir, culpabiliser, être en colère. Refuser d’accepter. Faire le deuil. Lâcher prise. L’aimer très très très fort pour vivre tout ça avec lui. M’aimer aussi. Avoir confiance, avoir peur.


Détester ne pas savoir, et avoir espoir.

Pleurer beaucoup, en rire aussi, avec les rares proches qui partage le même parcours, et qui du coup, peuvent comprendre. Avoir l‘impression de subir tout ça, même si je suis en PMA par choix. Devoir travailler sur moi pour accepter, faire la paix avec moi-même à ce niveau-là.


A mes proches, je sais que ce n’est pas facile pour vous. Que vous vous demandez ce qu’il se passe. Que parfois vous oser demander, parfois non. Que certains ont été maladroits, même blessants...

Sachez que si parfois j’ai été en colère contre vous, je ne vous en veux pas.


Sachez aussi que si parfois c’est compliqué pour vous de savoir sur quel pied danser avec nous, c’est encore plus dur pour nous. On fait ce qu’on peut, avec ce que l’on a.

Le milieu médical, même si heureusement qu’il sont là, ne sont pas toujours des tendres et ne nous épargne pas. Choisir de faire un enfant médicalisé est un choix pas toujours facile à porter.

On passe par 1000 phases différentes, ce sont des montagnes russes constantes, mais sur une période de marathon sans forcément savoir si on passera la ligne d’arrivée à la fin.


Ça chamboule, ça ébranle, et surtout, c’est tellement difficile de dire et résumer tout ce qu’on ressent, tout ce que cela fait vivre, en dehors de son couple.

Il est le seul avec qui j’arrive à en pleurer. À parler. À m’énerver. Parce que le reste du temps, avec les autres, je ne veux pas me résumer à ça. Mais surtout car je ne sais pas comment l’exprimer.


Cette douleur, physique. Ce manque. Ce désir qui vous brûle et vous consume. Alors que pour tant d’autres, c’est si facile…

J’espère que l’issue de ce parcours, sera positive. Parfois j’y crois, et d’autre fois j’ai l’impression que cela ne se réalisera pas. J’ai déjà eu tellement de déceptions, alors même que je ne suis probablement qu’à mi-parcours, la moyenne étant de 4 ans…


Quoi qu’il en soit, je me suis promise un jour d’en parler, de témoigner… sur ce sujet encore trop tabou.


Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir une petite communauté avec qui je peux en parler, des amies ou collègues, des personnes que je connais via les réseaux sociaux. Sans elles, je ne sais pas comment j’aurais tenue.


Grâce à elles, je n’ai plus honte, et j’espère pouvoir en aider d’autres comme moi, qui devront passer par là…

Voilà donc ma première contribution à tout ça.


Emilie.

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