La lettre ouverte à nos proches de Myriam.

Mis à jour : 6 févr. 2020

L'objectif de ces lettres ouvertes est de pouvoir faire comprendre à nos proches (vous qui nous lisez) ce par quoi nous passons lorsque nous vivons un parcours PMA (les épreuves, nos émotions, nos attitudes rationnelles et parfois irrationnelles aussi...).

C'est aussi vous faire passer un message avec toute notre bienveillance pour vous "aider" à savoir comment se comporter avec nous, pour vous "aider" à comprendre comment adapter vos mots face à nous, pour vous "expliquer" comment nous soutenir quand nous en avons besoin.

Ces lettres ont été rédigées par des femmes en parcours PMA dont chaque histoire est unique et révèle des maux qu'elles ont exprimé par leurs propres mots. Toutes ces lettres sont dictées par l'amour. Elles reflètent la réalité de nos vies, soyez indulgents, nous vous livrons une partie de nos âmes dans l'espoir de lever certains tabous et de libérer nos paroles communes.




Salut, c'est moi !


J'ai tellement de choses à vous dire, mais tellement dur de commencer..
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Par quoi commencer surtout ? Peut être par le début. Mon début, c'est lui, ma moitié, l'amour de ma vie, mon mari, qui m'aime comme je suis, sans conditions, sans règles et sans jugements. Voilà 4 ans que cet homme m'a demandé un enfant, notre enfant, le fruit de notre amour, la continuité de nous. Lui, est déjà papa d'une merveilleuse petite fille qui partage aussi ma vie et nous rêvons de faire d'elle une grande sœur.


Au début, les mois passent et ce n'est qu'excitation, joie, espoir et rire. Il y a toujours cette petite déception à l'arrivée des règles mais on y croit, ça ne va pas tarder... Au bout de 6 mois, on enclenche la seconde, on essaie de calculer la bonne période, mais en vain.  Arrive alors le 1er anniversaire. 1 an d'essai et on décide d'aller consulter. On nous donne une batterie d'examens et bien qu'un peu intimidés, nous sommes contents. On va, peut-être, être fixé... Les examens sont bons, rien d'alarmant si ce n'est une légère baisse de réserve ovarienne pour ma part mais ça n'inquiète personne. On nous oriente tout de même en PMA pour nous donner un coup de pouce. En quoi ? Mais quelles sont ces lettres ? Pourquoi avoir besoin d'aide ? 1 an et demi sans aucune grossesse à l'horizon, mieux vaut être pris en charge nous dit-on. On nous propose vu la simplicité de «notre cas» de faire des inséminations. Je suis partagée entre la joie d'avancer et d'aller vers du concret et la peur de cette médicalisation pour faire notre bébé. Qui rêve de devenir parents grâce à des médicaments, des piqûres et des docteurs, sages-femmes, infirmières, biologistes, échographes ?