Le jour où j'ai découvert mon endométriose...

Mis à jour : 6 févr. 2020

La PMA (procréation médicalement assistée)... Ce parcours vu de l’extérieur, vu par les "non-initiés", parait simple et efficace. "Comme une lettre à la poste" diront certains. En réalité, vu de l’intérieur, c’est un parcours beaucoup plus compliqué et long pour certains et certaines d’entre nous. Car, ne nous voilons pas la face, de nombreux couples arrivent à avoir le +++ tant espéré après 1 stimulation ovarienne, 1 insémination ou 1 la première FIV (fécontation in vitro)


  • Prénom : Julie

  • Région : Île-de-France

  • Centre : Hôpital américain - Neuilly 92

  • Profession : Chef de projet imprimerie

  • Entrée en PMA en : 2016

  • Envie de bébé depuis : 2016

  • Quels « soucis » d’infertilité / hypofertilité avez-vous : moi, je suis SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), j'ai de l'endométriose, de l'adénomyose, notch, une mutation de gêne MTHFR et des anticorps IgG. Mon mari, est OATS (oligoasthénotératospermie), a une varicocèle grade II et III entraînant une necrozoospermie.

  • L’examen que tu as détesté le plus depuis le début : L'endoscopie endo-rectale

  • Pratiques-tu des médecines alternatives pour mieux vivre ce parcours, si oui lesquels : Osthéopathie et méditation.

  • En PMA pour mon premier, deuxième ou troisième enfant : The first.

  • Ce qui est le plus dur pour moi dans ce parcours PMA : De voir les autres réussir simplement.

  • Ce qui est le plus dur pour mon compagnon dans ce parcours PMA : De me voir triste.

  • Est-ce facile de concilier ta vie professionnelle et votre parcours PMA : Du tout, les contraintes et aménagement d'horaire freinent l'évolution professionnelle.

  • Ce que le parcours PMA t'apprend chaque jour : La patience.

  • La qualité que tu n’avais pas avant et que tu as acquis (vous avez acquis) grâce à la PMA : La patience.

  • Une phrase qui te boost régulièrement pour la PMA : Un jour je pourrais dire "ça n'a pas été facile, mais j'ai réussi!"

  • Une phrase pour ce bébé que tu aimerais avoir dans ton ventre, que tu aimerais tenir dans tes bras : Tu es dans nos cœurs depuis tout ce temps.

  • Est-ce que tu partages ce parcours avec tes proches, si oui lesquels : ma belle-sœur et une amie qui je pense comprennent d'une certaine manière ma peine.

  • Pourquoi as-tu eu envie d’écrire et partager sur Mon Arbre pour la Vie : Parce que je pense qu'il faut expliquer aux autres.



Pour ma part, sans vraiment connaître les profondeurs de la PMA, j’avais envisagé ce parcours comme étant simple et efficace.


Nous avions lancé "l’opération bébé" juste après notre mariage qui a eu lieu 9 ans après notre rencontre. J’étais alors sous pilule continue depuis plusieurs années.

À l’arrêt de celle-ci mes cycles et mes règles ne sont pas revenus, nous avons attendu jusqu'à 90 jours et nous déclenchions avec un médicament appelé Duphaston à chaque fois. J’ai donc été très rapidement dirigé vers un parcours PMA. Le diagnostique est tombé : SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) anovulatoire - c'est à dire que je n'ovulais pas tout seule.


J’avais donc naïvement imaginé qu’à la 1ère stimulation cela allait fonctionner. Logique, le souci était mon anovulation. Si celle-ci était réglée, alors forcément un bébé allait pouvoir arriver. Mais après 4 stimulations et des contrôles réalisés pour nous deux dans des laboratoires spécialisés, il s’est avéré que le spermogramme de mon mari était moins bon que ce que nous pensions. Le diagnostique tombe une deuxième fois, monsieur est OATS (oligoasthénotératospermie). Nous enclenchons la 2ème et nous passons aux IAC (insémination).


Encore une fois, mon esprit logique me fait dire que c'est bon, que cela va fonctionner du premier coup ! On connaît les problèmes, on utilise la technique adéquate. Mais, après la 2ème IAC négative, nous (notre gynécologue, mon mari et moi-même) avions beaucoup d'interrogations sans réponses sur ces échecs. Nous décidons d'enclencher la 3ème et nous passons aux FIV.


Cette fois-ci c’était plus que sûr !! Cela allait forcément fonctionner puisque l’on me transférerait, directement dans mon corps, un embryon et donc quasi un bébé ! Un mini nous !


Mais, la FIV ne s’est pas passée comme nous l'avions espéré. Étant donné mon contexte médical, mes doses de stimulation étaient minimes mais mon SOPK a provoqué une hyperstimulation sévère avec hospitalisation. Nous connaissions le risque et nous le redoutions ! Résultat, 1 seul J5 vitrifiable sur 9 embryons obtenus. Le transfert qui aura eu lieu 2 mois plus tard, le temps de me remettre de cette hyperstimulation, ne nous apportera toujours pas le +++ tant attendu.