La lettre ouverte à nos proches de Mathilde et Guillaume.

Mis à jour : 31 mai 2020

L'objectif de ces lettres ouvertes est de pouvoir faire comprendre à nos proches (vous qui nous lisez) ce par quoi nous passons lorsque nous vivons un parcours PMA (les épreuves, nos émotions, nos attitudes rationnelles et parfois irrationnelles aussi...).

C'est aussi vous faire passer un message avec toute notre bienveillance pour vous "aider" à savoir comment se comporter avec nous, pour vous "aider" à comprendre comment adapter vos mots face à nous, pour vous "expliquer" comment nous soutenir quand nous en avons besoin.


Ces lettres ont été rédigées par des femmes en parcours PMA dont chaque histoire est unique et révèle des maux qu'elles ont exprimé par leurs propres mots. Toutes ces lettres sont dictées par l'amour. Elles reflètent la réalité de nos vies, soyez indulgents, nous vous livrons une partie de nos âmes dans l'espoir de lever certains tabous et de libérer nos paroles communes.



4 raisons ont motivé ce texte : vos questions, nos doutes, ce désir fort d'avoir un enfant, et le besoin d'en parler. Parfois.

Guillaume était prêt à être papa avant de me demander en mariage (février 2016!). Alors quand on s'est marié, c'était une évidence. Cette euphorie s'est vite transformée en déception : avoir ses règles tous les mois, gérer sa peine, sa douleur physique et devoir lui annoncer que ça ne fonctionnera pas ce mois-ci.


«Sushis + vin blanc ce soir !» : c'est le seul code qu'on a trouvé pour se le dire... 

La 1ère année a été une chute libre pour moi. Ma mère a eu 5 enfants, ma sœur est tombée enceinte rapidement, je ne prenais pas la pilule; je n'avais bêtement pas imaginé pouvoir avoir des difficultés à devenir maman. Guillaume était quant à lui serein ; "8 mois, c'est seulement 8 chances. Ça va venir, ne t'inquiète pas".

Les annonces de grossesse sont insupportables; je m'effondre à chacune d'entre elles. Une douleur qui vient du plus profond de moi, et qui s'ajoute à une culpabilité immédiate.